11.09.2009

I love moules-frites

Le week-end dernier, c’était grande braderie à Lille, étalages à foison, vieilleries en tout genre et ambiance détendue sous le soleil du nord (oui, oui, y’a du soleil dans le nord !). Flânerie le nez au ras du sol pour dénicher les bonnes affaires, je pensais avoir trouvé l’arme ultime pour éviter de dépenser trop de pépettes : ne venir munie que de mon seul porte-monnaie, contenant 20€. Sauf que, faille à ce plan diabolique, j’étais accompagnée, et ma soeurette, elle, avait des sous dans les poches, ce qui fait qu’elle m’a prêté les devises manquantes à l’achat du coup de cœur, et vlan, j’ai encore craqué ! Oui, mais ça valait le coup. Si, si. La preuve, voici ma trouvaille de cette année :


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Un vrai de vrai de vrai vieux, mais qui fonctionne encore !

Un réveil plus vieux que moi, qui se remonte chaque soir et dont la sonnerie, mise en route malencontreusement lors de mes manipulations hasardeuses devant l’étal du bradeux, a fait se retourner bon nombre de badauds (je n’ose pas imaginer le rafu dans une chambre silencieuse…).

Un objet au look délicieusement désuet et follement rétro, qui va trouver sa place dans mon joli bureau, pour égrenner gentiment le temps de mes séances, tic-tac-tic-tac.

En plus, je n’ai même pas cassé ma tirelire : après d’âpres négociations, monsieur le bradeux me l’a cédé pour 15 € (30 € au départ, c’était un peu beaucoup quand même). Et vu que je n’avais plus que 13 € 60 (et aussi un ticket de métro et une perle en bois, mais il n’en a pas voulu) dans mon porte-monnaie, il s’en est contenté, ouf.

Oh, et ce n’est pas tout !

Moins folklo mais tout aussi chouette, et avec en prime une classe folle :


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Des vrais de vrais de vrais vieux, mais jamais utilisés ! Il y a même encore la notice d'entretien à l'intérieur.

Des vestiges d’une époque révolue où ces dames allaient au théâtre gantées et chapeautées, le renard sur les épaules et la voilette sagement baissée.

Des gants, donc, magnifiques, prune (j’adore !) et… A ma taille ! C’est trop beau pour être vrai… Je me dis qu’il y a forcément un couac, vu l’état et la rareté de la chose, je m’attends à un prix à l’avenant. Que néni ! La joyeuse famille qui vend ainsi les effets de l’arrière-grand-mère tout en sirotant du champagne et plaisantant avec les passants, m’en demande 5€. J’en reste pantoise. A ce prix là, je ne marchande même pas. Mais bon, je n’accepte pas non plus de repartir en prime avec leur tonton Gilbert qu’ils essayent de me refiler, faut pas exagérer…

Oh et aussi, j’allais oublier :


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Tout un tas de vêtements pour ma princesse Cahouète, dénichés par Olivia qui elle cherchait des habits pour petit gars, et qui les a entassés dans mes bras : même pas besoin de fouiller, elle l’a fait pour moi ! Le prix pour tous ces trésors ? J’ai honte de l’avouer mais… Rien ! Rien du tout ! Le monsieur voulait s’en débarrasser, et préférait les donner que de les remettre dans ses cartons ! Merci monsieur !

Pauvre Olivia qui voulait absolument faire quelques bonnes affaires : tout ce qu’elle a trouvé, on lui a donné ! Vêtements, bel agenda… Tous cadeaux ! Echangé contre un sourire…Trop dur !

Et encore… Un jolie jupe cousue main par une couturière qui fait aussi des tee-shirts rigolos, une casquette, un grand sac-cabas pour tout ranger dedans, des stickers colorés… C’est un bon cru, la braderie de cette année !

Et la braderie, ça n’est pas seulement des amas de vieilleries hétéroclites alternant avec les commerçants profitant de la foule, c’est aussi une chouette ambiance, et des petites perles glanées ici et là :

Devant un salon faux-XVIIIème mais vrai mocheté clinquante, ma petite nièce adorée : « Oh, c’est le salon de Nicolas Sarkozy ! ».

Au Pidj qui essaye une veste et me demande à quoi ça ressemble : « Ben… A un Pidj dans une veste ! ».

Un commerçant qui donne des leçons d’économie lilloise : « Tu l’achètes neuf aujourd’hui, t’en profites, et tu le revends l’année prochaine à la braderie, et puis voilà ! ».

Et sur le stand des « flamands rose », cette belle phrase : « Hors de la nuit des normes, hors de l’énorme ennui ».

Vivement l’année prochaine…


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